Il y a ce moment de l’année où les matins se font plus frais, où les feuilles se parent de nuances dorées et où l’on retrouve le plaisir des soirées à la lueur des bougies. L’automne s’installe doucement, avec son envie de ralentir, de retrouver le confort d’un intérieur chaleureux et de savourer ces instants que l’on aimerait parfois prolonger. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, une heure supplémentaire viendra justement s’inviter dans nos journées. Mais derrière ce petit rituel saisonnier, que l’on connaît presque par cœur, se cache une histoire bien plus intéressante qu’il n’y paraît.
Une heure de plus pour savourer l’instant
Cette année, dans la nuit du 24 au 25 octobre, nos montres reculeront d’une heure. À 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures. Une petite parenthèse dans le fil du temps, qui nous offre une heure supplémentaire pour dormir, rêver ou simplement profiter d’un dimanche sans précipitation.
Mais pourquoi changeons-nous d’heure chaque automne ? Le principe repose sur une idée simple : mieux adapter nos horaires à la lumière naturelle, dont la présence évolue au fil des saisons. En revenant à l’heure d’hiver, nous retrouvons davantage de clarté en début de matinée, tandis que la nuit tombe plus tôt en fin de journée.
Ce changement ne modifie toutefois pas la durée des journées. Celle-ci diminue naturellement jusqu’au solstice d’hiver, autour du 21 décembre, en raison de l’inclinaison de la Terre au cours de sa révolution autour du Soleil. Le passage à l’heure d’hiver déplace simplement nos repères horaires, donnant parfois l’impression que la saison froide s’installe en un clin d’œil.
Une histoire de lumière et d’énergie
Si le changement d’heure fait aujourd’hui partie de nos habitudes, son histoire est relativement récente. Au Luxembourg, le changement d’heure saisonnier a été réintroduit en 1977, dans le contexte de la crise pétrolière. L’objectif était alors de mieux tirer parti de la lumière naturelle afin de limiter le recours à l’éclairage artificiel et de favoriser les économies d’énergie.
Depuis 1998, les dates du changement d’heure sont harmonisées au sein de l’Union européenne. Chaque année, nous avançons nos montres d’une heure le dernier dimanche de mars, avant de les reculer le dernier dimanche d’octobre.
Si le rendez-vous semble arriver tôt cette année, c’est simplement une question de calendrier : le dernier dimanche d’octobre tombe le 25. Une date qui nous rapproche doucement des journées plus courtes et de cette atmosphère si particulière que l’on aime retrouver à l’approche de novembre.
Quant à la suppression du changement d’heure, évoquée depuis plusieurs années, elle n’est toujours pas entrée en vigueur. Malgré le vote du Parlement européen en faveur de cette mesure en 2019, les États membres ne sont pas parvenus à s’accorder sur sa mise en œuvre. Le rituel reste donc bien présent dans nos calendriers, au fil des saisons et de nos montres.
L’art de mesurer le temps, autrement
Le temps possède cette étrange particularité : il s’écoule toujours au même rythme, mais ne semble jamais avoir tout à fait la même saveur. Une heure peut paraître interminable lorsque l’on attend, précieuse lorsque l’on retrouve quelqu’un ou beaucoup trop courte lorsque l’on aimerait retenir un instant.
C’est peut-être ce qui rend l’horlogerie si fascinante. Derrière le mouvement régulier des aiguilles se dessine une véritable histoire de précision, de patience et de savoir-faire. Une montre ne se contente pas d’indiquer l’heure : elle accompagne nos journées, traverse les saisons et conserve parfois la mémoire de moments que l’on chérit.
Qu’il s’agisse d’un garde-temps mécanique dont on admire le mouvement ou d’une montre que l’on porte chaque jour sans même y penser, il existe dans cet objet une forme de poésie discrète. Celle d’un temps que l’on mesure avec précision, mais que l’on choisit de vivre à sa manière.
Le doux rituel du changement d’heure

Le dernier week-end d’octobre est aussi l’occasion de retrouver quelques gestes familiers. Régler sa montre, vérifier ses réveils, préparer une tenue un peu plus chaude pour le lendemain… De petits détails qui marquent le passage d’une saison à l’autre.
Les montres connectées et de nombreux appareils électroniques se mettent généralement à jour automatiquement. Les montres traditionnelles, qu’elles soient mécaniques ou à quartz, peuvent en revanche nécessiter un réglage manuel. Un geste simple, presque intime, qui invite à prendre quelques instants pour soi.
Et si cette heure supplémentaire devenait une jolie invitation à ralentir ? Un petit-déjeuner qui s’étire, un café encore chaud entre les mains, quelques pages d’un livre que l’on avait laissé de côté ou une promenade sous les arbres aux couleurs cuivrées. Autant de plaisirs simples qui donnent à l’automne son charme incomparable.
Car le temps ne se résume pas aux heures qui s’affichent sur un cadran. Il se compose aussi de ces instants que l’on s’accorde, de ces souvenirs que l’on cultive et de ces moments précieux que l’on aimerait parfois voir durer un peu plus longtemps. À très vite à la Maison Molitor !







